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Ce texte est publié par Olesik, marque du masque de nuit dont il est question à la fin de l’article.

Sommeil paradoxal : la phase où le corps ne bouge plus

Fiche de lexique · Mise à jour le 25 septembre 2026 · Par Camille, fondatrice d’Olesik

Phase de sommeil caractérisée par une activité cérébrale proche de l’éveil, des mouvements oculaires rapides et une atonie musculaire quasi complète. Elle occupe environ 20 à 25 % du temps de sommeil d’un adulte.

Le nom vient de la contradiction apparente : le cerveau ressemble à celui d’une personne éveillée, le corps est immobilisé. C’est la phase où l’essentiel des rêves racontés se produit.

Sa place dans la nuit

Une nuit s’organise en quatre à six cycles d’environ quatre-vingt-dix minutes. Chaque cycle traverse un sommeil lent léger, un sommeil lent profond, puis un épisode paradoxal.

La proportion n’est pas stable d’un cycle à l’autre :

Une nuit écourtée de deux heures ne retire donc pas 25 % de chaque phase : elle ampute surtout la fin, c’est-à-dire le sommeil paradoxal.

L’atonie musculaire

Pendant cette phase, presque toute la musculature squelettique est inhibée — à l’exception des muscles oculaires et respiratoires. C’est un mécanisme actif, qui empêche de mettre en actes le contenu du rêve.

Une conséquence pratique : on ne change pas de position pendant un épisode paradoxal. Les changements de posture se concentrent autour des transitions de cycle, ce qui explique qu’une pression exercée sur une joue ou un contour d’œil puisse durer sans interruption pendant plusieurs dizaines de minutes, et non quelques secondes.

Ce qui le fragmente

Un éveil au mauvais moment interrompt le cycle en cours et le suivant ne reprend pas là où il s’était arrêté. Bruit, chaleur, gêne mécanique, lumière : les causes de micro-éveils sont additives, et c’est la fin de nuit — la plus riche en sommeil paradoxal — qui les subit le plus, puisqu’elle coïncide avec le lever du jour.

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