Rabat interne : le pan de tissu qui retient l’oreiller
Pan de tissu prolongé puis replié à l’intérieur d’une taie d’oreiller, dans lequel on glisse l’extrémité de l’oreiller. Il remplace une fermeture éclair ou des boutons, sans pièce rigide au contact du visage.
Une taie doit rester fermée toute la nuit sans qu’aucune pièce dure n’entre en contact avec une joue. Trois solutions existent, et le rabat interne est la seule qui n’ajoute rien de rigide.
Les trois fermetures
- La fermeture éclair. Efficace, mais une glissière de métal ou de plastique dort à quelques centimètres du visage, et une soie fine s’y prend régulièrement.
- Les boutons. Même objection, avec en plus une pression ponctuelle sur le tissu à chaque bouton.
- Le rabat interne. Le tissu est prolongé, replié vers l’intérieur, et l’oreiller y est glissé. Rien ne dépasse, rien ne durcit.
Pourquoi la longueur compte
Un rabat court finit par lâcher : l’oreiller ressort au bout de quelques nuits d’agitation, et la taie se retrouve à moitié roulée au matin. Quinze centimètres environ suffisent à retenir un oreiller standard, parce que le poids de l’oreiller lui-même plaque le pan replié contre le tissu.
En dessous de dix centimètres, la mention « rabat interne » figure sur la fiche produit sans que la fonction soit remplie.
Ce que ça implique pour la coupe
Un rabat consomme du tissu — environ 15 % de la longueur totale pour un format 50 × 70. Sur une soie à quatre-vingts euros le mètre, ce n’est pas neutre, et c’est la raison pour laquelle les taies d’entrée de gamme préfèrent une fermeture éclair : elle coûte quelques centimes.